• Frédéric Paris

SEXtant, HERbie HanCOCK (La fois où je l'ai échappé...)

Mis à jour : févr. 19

Le frappadingue brindezinguignolant est-il possible dans un environnement sans saillant personnage ? La folie est-elle possible sans identité à laquelle s'appliquer? Pire encore, la folie a-t-elle une identité propre? C'est en postulant à ce sujet que le paradoxe de Sextant se formule...


De prime abord, l'album donne l'impression d'un Bitches Brew (en français "brassée de salopes") dans lequel l'acte soloistique aurait été collectivisé, rendant le son lui-même instrument de sa virtuosité plutôt que l'inverse suivant le schéma classique de la virtuosité instrumentale transposant dans le son l'acte de beauté... Je vous propose l'analogie suivante, qui bien qu'elle soit grotesque est très parlante bien qu'on ne puisse pas parler la bouche pleine; Sextant est au Bukkake samaritain (et non pas spadassin) ce que Bitches Brew est à l'éjaculation faciale bien sagace (et non salace).



GG à l'illustrateur qui a tout donné pour que wikipédia s'épanouisse pédagogiquement.



Suivant ce modèle, il serait légitime d'écrire cette phrase: Sextant est un visage multi-sexualisé avec virtuosité plutôt qu'une virtuosité solo-sexuelle transposée sur un visage à la Bitches Brew. Par ailleurs, serait-ce d'où provient l'expression "brassée de salopes"? Ou encore l'expression "sextant", comme dans "j'ai tué ma soeur en sextant au volant...". Mystère et boule de cum...


Tabarnak Fred, là ça va trop loin dans tes plans fesses! Pourquoi être aussi vulgaire? C'est quoi ce petit trip macho facile comme une femm..!.!!


WÔWW!WÔWW!WÔWW!WÔWW!WÔWW!WÔWW!


Sérieusement, c'est quoi ton problème!? On parle de musique ici, de jazz, LA musique fétiche de l'intellectuel moderne. Peut-être que ce site fonctionnerait si ce n'était de ta stupidité, ton immaturité, ton barbarisme, ton sexisme, ton incohérence et ton incapacité à écrire ne serait-ce qu'une seule phrase que quelqu'un de communément intelligent puisse comprendre dans toute sa profondeur!


Il y a vraiment quelque chose de pathétique chez toi.


Tu me fais pitié.


Mais bon, revenons SEXtant BB ahah! Après le contact au fer blanc crument appuyé de Miles Davis dans BB - celui laissant la cicatrice noire, terreau fertile à la floraison de la swagalis existansialis - force est de constater que notre faculté de juger cherche à combler le vide mis en place par l'absence de ce débordements individuels si particulier, celui qui donne cette touche umamique si particulière au jazz: le solo. C'est là que la folie commence à germer en notre derme tatoué.

Quelque chose en nous, quelque chose d'externe à la musique nous pousse à combler l'espace disponible en la musique par manque d'individualité palpable, mais notre conscience est si obsédée par cette collectivité fugace imitant la nature morte que l'on reste muet devant l'intensité de l'acte potentiel:

Aussi belle soit cette nature morte et fruitée en elle-même, je ne peux m'empêcher de fantasmer l'action contenue dans son immobilisme. Je vois un couteau et des gouttes d'un jus sucré s’éparpillant en un brouillard d'huiles essentiels. Une femme ouvre la fenêtre, laissant la pièce et ses occupants aux prises avec une brise opportune. Les oiseaux chantent. Puis le coup de feu. Boisson d'oranges sanguines sur fond de surprise.

C'est ça le paradoxe Sextant: il y a quelque chose qui est consommé, mais ce n'est pas ce quelque chose qui est délicieux, car ce quelque chose est vide. Toutefois, il rend l'intellect plein d'une folie qu'il n'aurait jamais su produire et récolter de lui-même. Un peu à l'image de ce texte vacant, celui-là même que vous lisez, celui qui m'a fait réaliser à quel point j'étais ridiculement fou. Me serais-je trop bukkaké d'idées?...

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