• Frédéric Paris

Regal = Eggo

De 7:30AM à 1:30AM, je me casse les bonbons en jacassant casse-gueules avec la seule mâchoire à ma taille, c'est-à-dire mon quelqu'être régal-égal-eggo, une entité gaufrée de mes motifs vitaux. Applatie, yet creuse...


Maîtresse établie en cryogénie de ma saveur, elle est une vraie raclure qu'il fait bon de griller au préambule d'une noyade de sirop top tier Canada A, ambré s'il-vous-plaît, avec un minimum de 70% de passation de lumière, soyons sérieux tabarnak.


Sincèrement, j'aime les gaufres, et c'est pour ça que je m'aime. (Frédéric Paris, 2019)

Je m'aime tellement que j'ai la gaufre jacasseuse, voilà tout. Mais pour des raisons que j'ignore, cette jacteuse connegelée et bon marché me hait de toutes ses cavités, ce même malgré l'offrande des joulus serpentins du four grille-pain, du beurre salé végan comme il le faux et surtout de cette sève, cette sève sublimé par la flamme des bouilleurs industriels qui donnent au Québec sa seule raison d'être en ce monde!


Et c'est dans la tocade de cette haine que la magie opère, car en fait, la gaufre, c'est ma némesis à tartiner. Et quelle putain de tartinade!



Il faut le vivre pour le cuisiner, mais il n'y a pas plus exaltant que de trouver le parfait rival! La vie prend tout son sens du moment qu'on la supplicie du bakchich d'antagonie. Autrement dit, régal égale eggo, eggo régale égal. I mean it.


Il en va de soit que lorsqu'un rival est à sa propre taille, il ait autant de chance de triompher que lui-même. Et c'est en cela que je tends à être instable sur le plan des élucubrations les plus franc-maçonnes, car je ne cesse de me filer des raclées idéales, et la massue masse fort. Maso sur les bords, sado mode miroir, la ligne est brisée, à la fois fouet et fouetté, crème fouettée sur gaufre, buen provecho amigo.


C'est à en oublier le casse-tête...

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