• Frédéric Paris

Modèle filmique du YPL: Eternal Sunshine of the Spotless Mind, 2004

Mis à jour : 11 sept. 2019

Je sanglote par moment à regarder ce film. 


Je me jure de ne jamais tenter de vous révéler en quoi ce phénomène pelliculé m'est si symptomatique d'une hystérie nouvelle. Je ne peux pas écrire, car  j'écrirais tout ce qu'il m'ait été donné d'écrire.


S.W.A.T (boom boom/raTaTaT jolie coeur: mission accomplished), tout ce à quoi je pense auparavant ou bientôt est dans ce 108 minutes. 108 putains de minutes de "yoga perceptif libre appliqué" sans que cela n'est été voulu, par accident très plausiblement, appliqué par accident sur une chaussée miraculeusement glissante en tabarnaque, certes. Je doute en effet que les créateurs de ce tire-larme de génie soient des yogis perceptifs certifiés, ne serait-ce qu'à temps partiel, ce qui prouve d'évidence la contingence de ma discipline, mais bon, j'écris pour que ça soit beau, pas pour que ce soit pertinent.


AH! C'est trop dur de ne pas écrire, l’ego m'appelle d'un SOS aguicheur en détresse; il m'impérative le débordement du tout de l'oeuvre qui était déjà en moi, comme si sa plénitude ne le contenait pas. Syndrome de la couille-bleu ipséitaire? Ça mériterait un diagnostic différentiel. Dommage que l'infirmière ne puisse pas me donner un coup de main avec ça...


Pourtant, je ne laisserai pas faire ce splendide spécimen d'ego, car vous n'avez pas à savoir à quel point je suis talentueux à regarder ce film. Qui plus est, le regarder n'est pas un savoir faire, ni un savoir être; c'est une vie en soi formée d'une fenêtre qu'on utilise comme imitation de ce qu'il y a de l'autre côté, bi-orientation nord-sud cocotte. Merde, peu importe les blagues, je n'arrive pas à me l'enlever de la tête, les yeux pleins d'eau.


"Meet me in Montauk."


Ça me glace le sang, plus que d'imaginer un enfant variolé. Il y a une raison à cela. Je fais du igrèquepéelle bébé. C'est dégueulasse.

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