• Frédéric Paris

Don't smoke the pirate leaf.

Comme vous le savez tous, j'absorbe quotidiennement des quantités pharaoniques de PCP et de GHB.

Bon, même si je ne suis pas assez dope pour faire de la dope, j'ai toujours eu une relation très particulière avec la bourlinguade artificielle. Je n'ai jamais été con-gelé d'aucune substance voyageuse que ce soit, et d'une manière assez surprenante et involontaire, cet état de fait constitue environ 20% de mon identité extrinsèque.


Pour une raison que j'ignore, il n'est en effet pas rare que lors de mes premiers pourparlers avec un autre humain, la question des stups surgissent de nul part après seulement quelques minutes de divagages. Il m'est même arrivé à 2 reprises que des inconnues viennent à ma rencontre en brisant la glace d'une phrase on ne peut plus candide: "Toi là, tu fumes du pot en?"


Le phénomène est d'autant plus véloce lorsque mon interlocuteur m'a d'abord connu par l'entremise de mes conneries artistiques. Bon, ça arrive de moins en moins, mais à une époque où j'était encore PLUS populaire qu'aujourd'hui, mes plus grands fans étaient tous des vacanciers chimiques invétérés, et parfois même invertébrés par un trop plein de rasades foubraquisantes. Je n'ai jamais autant fait le buzz que lorsqu'un camé sympatoche a posté Grande Amo al Pasia Amo sur un reddit du nom de Get high to this.


Mais si je n'ai jamais consommé, ni même de l'alcool à m'en rendre paf, j'ai toutefois entretenu dès mon plus jeune âge une forte passion pour la drogue. À 15 ans, je me souviens avoir passé des soirées entière à bouquiner d'héroïne, de hash et de kétamine. Encore récemment, je dévorais avec attention les aventures extraordinaires d'Alexander Shuldin, le daron d'une kyrielle interminable de drogues de synthèse dont la MDMA et la mescaline.

Ma fascination borde ses songes d'une curiosité aciculaire pour la flexibilité psychotique du cerveau humain. Étudiant les paradis artificiels depuis un certain temps déjà, il me semble de plus en plus clair que les drogues ne sont pas nécessaires à l'expérience volontaire d'état altéré, ou même éthéré de conscience.


À vrai dire, je vis au quotidien des trajectoires neuro-récréatives diverses, allant de banales altérations de la perception temporelle aux égarements hyper-sensoriels luxurieux en passant par des périodes de zonages transcendantales hors de tout langage.


Ne vous inquiéter pas, tout cela se fait de manière contrôlé. Je ne crois pas qu'il y ait de troubles mentaux associés. Je consomme ces moment tels que l'on consomme un joint, et dans la majorité des cas, il est bien rare que ce soit le joint qui nous consomme.


Bref, passons aux choses sérieuses! Si je suis généralement plus ou moins très enthousiaste vis-à-vis des psychotropes, il y a bien une substance que je redoute plus que tout au monde: La feuille des pirates.


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