• Frédéric Paris

De la temporalité des spectres

Pour tout ectoplasme, le temps fait office de délices et/ou de sévices météorologiques. L'influence de l'ecto-culture plasmique s'est vite distendue jusqu'à atteindre le monde occidental vers le 10e siècle de notre ère. On ressent encore aujourd'hui l'impact de cette hantise civilisationnelle. Par exemple, il n'est pas rare d'entendre un locuteur de langue latine utiliser le syntagme "Nous irons beau temps, mauvais temps!". Pourtant, rares sont les gens de notre espèce à percevoir le temps comme une modalité erratique ayant la caractéristique de pouvoir être télévisuellement annoncé dans un bulletin par une gonzesse à gros seins. Pour plusieurs d'entre nous au contraire, le temps garde la cadence, est ultimement invariable de son tempo. Bref, le temps des gens est un perpétuel tube de Billie Eilish. Ça sonne scientifique n'est-ce pas?


Pour un fantôme, c'est tout le contraire. Au réveil, le revenant lambda s'avachit de tout son corps astral dans sa fausse-sofa, ouvre sa éthérévision, syntonise TVA nouvelle (il y a des choses qui ne changent pas...) et matte le bulletin temporel à savoir si oui ou non il ira hanter madame Chocotte ce soir.

Mais les 2 êtres à qui nous avons à faire aujourd'hui n'entre pas dans cette catégorie.


Ils sont cools.


Ce sont des stupeur-surfeurs.


Et les super stupeurs-surfers comme eux ne font pas de caprices quand vient le moment d'empoigner leur planche ouija. La houle au chair de poule les attends beau temps, mauvais temps...






Un couple de fantôme qui fait du surf sur la brume au-dessus de la rivière.

L'esprit qui surf sur cette idée.

Les deux ont le qi comme planche.

Duo de swag spectral autosuffisant de leurs figures.



0 vue

©2019 by Shaologie. Proudly created with Wix.com